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DéFI dénonce le silence autour des violences commises à l'égard des enseignants
Le mardi 13 novembre 2018

Ce mardi 13 novembre 2018, en Commission de l’Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Maison, députée et cheffe de groupe DéFI, a interpellé Marie-Martine Schyns, ministre de l’éducation, sur l’omerta qui entoure les violences commises à l’égard des enseignants.

Contrairement à la France, qui a connu une vague d’indignation suite à la création du hashtag #pasdevague, ayant donné la parole aux enseignants pour dénoncer les faits de violence dont ils sont les victimes silencieuses, on constate que les phénomènes de violence sont largement tus en Belgique francophone. Or, les faits de violence ne manquent pas.

« Je ne parle pas tant de faits de violence grave, mais plutôt d’agressions dites mineures. Dégradation de matériel, harcèlement moral en classe ou via les réseaux sociaux, moqueries répétées, violences physiques, verbales, sexuelles, menaces. La liste n’est pas exhaustive. Agressions mineures, certes. Mais à l’heure où la pénurie du métier d’enseignant atteint un niveau rarement égalé, cette violence quotidienne n’y est peut-être pas étrangère », constate Joëlle Maison.

Un récent article du journal quotidien L’Echo a levé le voile sur ce silence bien gardé. Il en ressort que la peur de porter atteinte à la réputation de l’école ou du réseau constitue l’un des motifs expliquant cette omerta. Une nouvelle fois, la complexité du système éducatif belge francophone, séparé en réseaux, est remise en cause.

Certains chefs d’établissements encourageraient aussi ce silence, pour des motifs de réputation de l’école. Enfin, certains parents et/ou élèves s’arrogent le droit de dénigrer ou d’agresser leurs enseignants. Une situation inacceptable pour DéFI !

En réponse aux interrogations de DéFI, la Ministre de l’Education a rappelé l’existence des structures d’aide et d’écoute, et semble se conforter dans l’idée que selon les chiffres officiels, les faits de violence à l’encontre des enseignants n’augmentent pas.

Cette réponse est jugée insuffisante ! Elle méprise les nombreux enseignants qui se taisent pour les raisons citées ci-dessus, et c’est ce silence forcé, contraint, subi que dénonce DéFI.

Ceci renforce la conviction qu’une revalorisation de la fonction est urgente et indispensable. « Une fois l’image de l’enseignant redorée, on s’attaquera moins à lui. Nous ne cessons de demander une campagne de promotion massive ayant cet objectif ! », déclare Joëlle Maison.

En outre, cette situation est aussi liée au problème d’accroche et d’intérêt des élèves, notamment dans les filières technique et qualifiante. Il faut davantage investir dans cet enseignement, par la création de nouvelles filières plus adaptées aux besoins et à la motivation des élèves.

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