Enseignement supérieur
Écoles supérieures d’art, exigences des standards européens et lien avec l’emploi
Le mardi 5 février 2019

Les écoles supérieures des arts en Fédération Wallonie-Bruxelles semblent avoir quelques difficultés à se conformer aux exigences des standards européens, comme le pointe le rapport de l’Agence pour l’Évaluation de la Qualité de l’Enseignement Supérieur (Aeqes). Ces lacunes pourraient entacher leur réputation et leur attrait au niveau international.

Depuis leur intégration officielle, en 1999, dans le système d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les écoles supérieures des arts ont eu à se conformer à différentes réformes, notamment le décret de Bologne puis le décret Paysage.

Après avoir passé en revue les cursus d’arts plastiques, visuels et de l’espace, et de musique, l’Aeqes s’est penchée sur plusieurs établissements d’enseignement supérieur qui dispensent des formations en théâtre, en audiovisuel et en arts du cirque.

Le décret Paysage attend notamment des établissements d’enseignement supérieur qu’ils proposent des formations continues ainsi que des parcours personnalisés à leurs étudiants. Un défi complexe pour les écoles supérieures des arts, dont la pédagogie est centrée sur les projets collectifs.

Pour se conformer au décret de Bologne, les études d’arts ont été scindées en un bachelier de trois ans et un master d’un an. Mais la différence entre les deux niveaux d’étude est encore jugée « difficilement perceptible » selon l’Aeqes. La situation est due notamment au fait que la recherche, qui caractérise le master, peine à trouver sa place dans le secteur des arts de Belgique francophone.

L’Aeqes fait quelques recommandations pour améliorer la situation :

– elle suggère d’accentuer la différence entre bachelier et master. Comment ? En allongeant les masters de théâtre d’un an, afin de pouvoir « intégrer l’initiation à la recherche en arts et un travail de fin de cycle de niveau master ». Que pensez-vous de cette idée ? Si oui, un refinancement serait nécessaire afin d’accentuer la recherche dans ce secteur…

  • L’Aeqes demande également de veiller davantage à la mobilité internationale de leurs étudiants. Quelles solutions préconisez-vous pour améliorer la mobilité des étudiants en arts, assez faible en Belgique francophone ?
  • Enfin, elle propose de prévoir des mécanismes d’évaluation plus formels, garantissant l’anonymat.Outre ces questions sur base de l’analyse de l’Aeqes, je pense intéressant de se poser la question du nombre d’écoles supérieures d’Art en FWB et du nombre de jeunes formés en leur sein. Notre communauté forme quelque 150 comédiens par an, ce qui, à entendre les artistes et responsables du secteur, serait trop. Certains, même des professeurs, disent que l’on forme quelques acteurs extraordinaires mais que l’on forme aussi beaucoup de chômeurs. Notre enseignement supérieur offre des formations de qualité et ne vise pas bien sûr que la mise à l’emploi mais la réflexion mérite d’être posée. Y a-t-il déjà eu une analyse en lien avec les organismes régionaux liés à l’emploi par rapport aux besoins, à la pléthore ou à la pénurie de personnes formées dans nos ESA ?
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