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Droits des femmes
Fatoumata Sidibé propose de féminiser l’espace public
Le jeudi 26 juillet 2018

L’édition bruxelloise du groupe Sudpresse, La Capitale, publie ce jeudi 26 juillet un article expliquant la volonté de Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise DéFI et présidente de DéFI Femmes, de féminiser l’espace public.

En pleine lutte contre le harcèlement et le sexisme, toute l’Europe a porté un regard attentif à la condition féminine, et aux difficultés que les femmes rencontrent, avec, en arrière plan, une volonté d’appliquer pleinement le principe d’égalité.

 

Mais, la concrétisation du principe d’égalité ne passe pas uniquement par une égalité de salaires et de traitement, il s’agit également de donner aux femmes plus de place dans l’espace public. Tout en continuant de lutter contre le harcèlement de rue, cette reconnaissance de la place des femmes doit se faire au sens large du terme, en attribuant désormais leur nom aux rues, places, bâtiments publics, stations de métros, gares, bus, trams, etc.

 

Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise DéFI et présidente de DéFI Femmes, a déposé, en mars dernier, une proposition de résolution en ce sens. Ce texte s’inscrit dans une dynamique européenne. De nombreuses villes ont déjà adopté des politiques volontaristes pour une féminisation de leurs espaces publics, tandis que la Belgique reste un mauvais élève. En effet, Bruxelles ne compte que 3,6% de noms de rues attribués aux femmes, contre 26% pour les hommes !

 

L’espace public est genré et est encore calqué sur le système patriarcal qui confine les femmes dans la sphère privée, celle de la reproduction (activités domestiques, de soins, de reproduction), et réserve les actions des hommes dans la sphère publique et politique (activités de production). C’est aussi au nom du patriarcat que les femmes sont moins représentées dans la vie politique, économique, sociale, culturelle, sportive, artistique, etc.

 

Bien que les femmes soient les premières usagères des transports en commun «les noms de femmes ne courent pas les rues. Aujourd’hui, l’espace public reste le terrain de jeu et de chasse des hommes. Le harcèlement de rue est là pour montrer aux femmes quelles n’ont rien à faire dehors. Les hommes sont les propriétaires de l’espace public, tandis que les femmes n’en sont que les locataires», affirme Fatoumata Sidibé.

 

C’est pourquoi, la députée amarante a déposé une proposition de résolution visant à attribuer des noms de femmes dans l’espace public.

La proposition de résolution de Fatoumata Sidibé demande au gouvernement bruxellois de :

 

⇒ Mener une étude sur la présence des femmes dans l’espace public.

⇒ Confier à une instance le soin de proposer des noms de femmes.

⇒ Recommander aux autorités et aux communes la féminisation de l’espace public

 

Ainsi, l’élue DéFI propose un véritable acte politique, avec la volonté de donner une meilleure visibilité et reconnaissance des femmes à travers la dénomination des espaces publics.

« Après le slogan ‘ mon corps m’appartient’, un nouveau combat féministe voit le jour : « la rue m’appartient aussi. La conquête du pouvoir passera aussi par la conquête de l’espace public”, conclut Fatoumata Sidibé.

 

#laruemappartientaussi

#desruesetdesfemmes

 

Dans la presse :

La Capitale

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