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Droit linguistique
DéFI encourage la STIB à respecter l’emploi des langues dans ses véhicules
Le mardi 6 mars 2018

Ce lundi 5 mars en commission Infrastructure du parlement bruxellois, le député DéFI Marc Loewenstein est intervenu auprès de Pascal Smet, ministre chargé de la Mobilité et des Transports, au sujet du respect de l’emploi des langues par la STIB.

 

Le député DéFI dénonce, en effet, un non-respect de l’emploi équitable du français, du néerlandais et de l’anglais dans les communications de la STIB. En effet, cette question linguistique, qui pourrait paraître anecdotique pour certains, est néanmoins importante à respecter pour une ville internationale comme Bruxelles et notamment à l’égard des francophones, néerlandophones, expatriés et visiteurs de la ville.

Témoignage : Un usager régulier de la STIB a pu constater sur les panneaux d’affichage du bus 95, que le nom de l’arrêt « Grote Markt » apparaissait pendant 10 secondes, tandis que celui de « Grand-Place » n’apparaissait que 5 secondes. Idem sur la ligne 43 où celui de « Sterrewacht » restait 10 secondes, tandis que celui de l’ « Observatoire » ne s’affichait que 5 secondes.

Ces constats concernant deux lignes se sont faits sur une durée de plusieurs mois. Il ne s’agit donc pas d’un incident ponctuel. Et si les faits sont constatés pour ces deux lignes, il ne s’agit sans doute pas d’un incident isolé. Ces faits ont d’ailleurs été signalés à deux reprises à la STIB.

La première fois, il a été répondu au témoin, après vérifications, que c’était exact mais que c’était dû au système informatique qui est programmé pour trois langues (français – néerlandais – anglais) ; lorsqu’il n’y a pas de traduction en anglais, le néerlandais prend la place.

Admettons que ce problème informatique soit compliqué à résoudre, au lieu de privilégier systématiquement le néerlandais, un bus sur deux aurait par exemple pu afficher tantôt doublement le français, tantôt le néerlandais. Cette suggestion aurait été entendue et étudiée”, indique Marc Loewenstein.

Quelques semaines plus tard, ce même témoin pensait que le problème avait été résolu voyant que les annonces en français et en néerlandais avaient toutes les deux été ramenées à 5 secondes.

Seulement, il n’a pas fallu quelques jours après ce constat pour découvrir que l’ancien système – 10 secondes en néerlandais, 5 secondes en français – était réapparu.

Le témoin a signalé à nouveau le problème et est toujours en attente d’un retour de la STIB.

Pour rappel, pour ce qui est de sa communication, la STIB est dans l’obligation de se conformer à la législation en vigueur en matière d’emploi des langues, à savoir à l’article 32 de la loi du 16 juin 1989 portant diverses réformes institutionnelles, qui renvoie au régime linguistique applicable aux services centraux et, pour ce qui concerne les communications au public, à l’article 40 des lois sur l’emploi des langues en matière administrative.

Suite à l’interpellation de Marc Loewenstein, le ministre Pascal Smet a répondu que la STIB était en train d’essayer d’arranger le problème informatique. Et d’ajouter que la raison pour laquelle la situation a pu sembler être arrangée à un moment est sans doute liée au fait que tous les bus ne sont pas équipés du même système informatique.

 

Le groupe DéFI encourage la STIB a fournir une communication irréprochable afin de permettre aux citoyens bruxellois et aux visiteurs de pouvoir être informés clairement et de circuler en toute sérénité.

 

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