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Interview
"On doit changer de cap, les nationalistes nous emmènent tout droit dans le décor"
Le jeudi 2 janvier 2020

Fin d’année chargée en interviews pour notre Président François De Smet. En effet, alors que Paris Match lui consacrait un article portrait, Le Soir organisait un débat des nouveaux président de parti et la Capitale faisait le point sur ses premières semaines de Présidence

Un grand projet fédérateur

Intéressé par la politique et la chose publique depuis son plus jeune âge, François De Smet rêve d’un grand projet fédérateur pour rendre à la Belgique son esprit d’unité. « Pourquoi pas une expo universelle en 2030 ? Aujourd’hui, on serait bien en peine de mener un tel projet à cause de nos divisions. Certains passent leur temps à réclamer la scission de la sécurité sociale ou à pondre un code de la route régional. Quelle absurdité ! On doit changer de cap, les nationalistes nous emmènent tout droit dans le décor, alors qu’on a la faculté de construire de belles choses tous ensemble dans ce pays. Il faut en finir avec ces réformes de l’Etat qui consistent à donner des compétences aux Flamands en échange d’argent pour les francophones. Réfléchissons plutôt à l’intérêt des citoyens. Est-ce une bonne idée que six ministres soient compétents en matière de prévention de la santé ? Il n’y a même plus moyen de faire un plan antitabac dans ce pays. Et ces quatre ministres qui racontent des choses contradictoires sur le climat, n’est-ce pas désastreux ? Si on doit encore réformer l’Etat, ce devrait être pour en finir avec ces problèmes de gestion et refédéraliser certaines compétences. Cela nous donnerait les moyens de terminer le RER… ou de construire un stade national, ce qu’on n’est pas fichu de faire actuellement, alors qu’on a la meilleure équipe de football du monde. »

Une réforme de l’État réfléchie

Dans les colonnes du Soir, le Président de DéFI rappelle : « Ce projet consistant à oser faire une réforme de l’Etat en 2024 sur une base rationnelle et non plus identitaire, il y a un parti qui l’avait proposé pendant la campagne, c’était nous. Il faut une réforme de l’Etat d’une nouvelle génération. Elle ne plus être sur base identitaire comme l’était cette sixième réforme de l’Etat (que nous n’avions pas votée parce qu’elle allait trop loin en matière de Sécurité sociale. Donnons-nous quelques années pour qu’en 2024, on ait une réforme de l’Etat à soumettre à l’électeur dans l’esprit de ce qu’est une révision de la Constitution. Consultons la société civile. Avec deux clauses qui sont pour moi importantes. D’abord, la hiérarchie des normes. Quand on a quatre ministres du Climat qui se retrouvent dans un débat européen et qu’on se retrouve bloqués parce qu’on a une Région qui n’est pas d’accord, il y a un souci. Est-ce qu’il ne manque pas quelque chose ailleurs que dans les comités de concertation qui pour l’instant sont des rencontres stériles ? Ne manque-t-il pas un moment quelque chose pour trancher ? Que l’Etat fédéral, après une procédure, puisse représenter tout le monde. Deux : après cette réforme, il faut une clause générationnelle consistant à dire qu’on n’y touche plus pendant 20 à 25 ans. Cela aura un avantage intéressant, cela mettra au pied du mur une partie des responsables politiques flamands de partis nationalistes, mais pas uniquement, qui font carrière sur le dépeçage progressif de ce pays. Et cela permettra de faire la différence entre ceux qui veulent que ce pays fonctionne et les autres. »

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