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Didier Gosuin veut lutter contre les discriminations à l'embauche sur base de l'origine
Le jeudi 4 juillet 2019

Même si le taux de chômage en Région bruxelloise vient de baisser, en juin, pour le 56e mois d’affilée et que le nombre de jeunes demandeurs d’emploi a diminué de près de la moitié (45,7%) au cours de la dernière législature, le ministre bruxellois DéFI de l’Emploi, Didier Gosuin, estime qu’il reste encore une grande partie de travail à accomplir en termes d’emploi. Ce jeudi 4 juillet, il vient de présenter la première étude scientifique sur l’origine des chercheurs d’emploi bruxellois, un outil statistique sur lequel va pouvoir s’appuyer le nouveau gouvernement bruxellois. Cette étude démontre qu’il est plus difficile de trouver un emploi quand on est d’origine étrangère, même avec des qualifications identiques. 

« À Bruxelles, nous faisons face à un réel problème de discrimination à l’embauche, explique le ministre DéFI de l’Economie et de l’Emploi. C’est pourquoi, en 2016, j’ai doté la Région d’un Plan de lutte contre la discrimination en 10 mesures, parmi lesquelles se trouvait la réalisation d’un monitoring de la diversité. Aujourd’hui, cette étude nous permet de poser le débat des inégalités ethniques et raciales sur le marché de l’emploi, mais surtout d’émettre des pistes de recommandations concrètes pour œuvrer à un accès égalitaire à l’emploi pour tous les Bruxellois. »

Selon cette étude, le taux d’emploi des Bruxellois d’origine belge est bien plus élevé que celui des personnes d’origine étrangère hors Union européenne : 71% pour les premiers contre 40% pour les seconds. Et si le taux de chômage est de 12% pour la population bruxelloise d’origine belge, ce taux oscille entre 24 et 41% pour les personnes d’origine étrangère hors Union européenne. Par exemple, le taux de chômage des personnes d’origine maghrébine et des afro-descendants est trois à quatre fois plus élevé que celui des belgo-belges. Les jeunes d’origine subsaharienne ont le plus de difficulté à trouver un job. Les femmes d’origine extra-européenne sont spécialement vulnérables. 

« Il faut continuer à mener des stratégies spécifiques, à mettre en place des formations plus en phase avec le monde économique mais il faut aussi que le monde économique soit plus réceptif aux politiques publiques car, au bout du compte, ce ne sont pas les pouvoirs publics mais les entreprises qui mettent à l’emploi et ces entreprises sont parfois un frein et n’investissent pas assez dans la formation », a rappelé Didier Gosuin lors d’une interview sur Bel RTL.  

 

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