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Charleroi
Des alternatives au projet d’aménagement de l’Hôtel des chemins de fer
Le jeudi 25 février 2021

Lors du conseil communal de Charleroi de ce lundi 22 février, l’ordre du jour proposait un débat sur la mise en vente par la SNCB de l’hôtel des chemins de fer. Plusieurs possibilités d’aménagement ont été proposées mais l’opération semble gamberger. DéFI avance des alternatives au projet d’aménagement de l’Hôtel des chemins de fer

DéFI est contre la proposition d’aménagement de l’Hôtel des chemins de fer

Comme le rappelle Jean-Noël Gillard, conseiller communal à Charleroi, l’Hôtel des chemins de fer est un des bâtiments marquants de Charleroi et le projet qui s’y attache doit être réfléchi. « Le bourgmestre Paul Magnette y voit la création de Kots pour compléter le campus technologique et digital qu’il souhaite créer dans ce quartier. Le bourgmestre préconise d’affecter les 1.380 mètres de rez-de-chaussée à une fonction de rencontre et de vie communautaire et d’aménager des kots aux étages. Le projet a donné lieu à l’élaboration d’une fiche dans le cadre du plan de relance COVID financé par l’Europe. L’investissement s’élève à plus de cent millions d’euros. Le bourgmestre veut métamorphoser le périmètre jusqu’au centre de tri postal qui accueille l’A6K/ECK. »

Les faiblesses et obstacles á cette proposition d’aménagement

« DéFI n’est pas favorable à cette idée ! » explique Jean-Noël Gillard. « L’idée de faire du résidentiel à cet endroit ne nous séduit pas car c’est bruyant et dangereux. De plus, la parcelle est répertoriée en zone blanche, elle est donc uniquement réservée à des activités ferroviaires. La création d’habitats imposerait de revoir complètement l’affectation des sols. Personne ne nie les besoins de logements de qualité pour les étudiants mais il faut tenir compte des faiblesses et obstacles quant à l’emplacement pour réaliser un projet de logement. 

L’enclavement entre des immeubles de bureaux INFRABEL (modèle cages à poules), nuisances liées à la circulation tout azimuts des trains, des métros, des bus et des automobiles, déficit d’éclairage public et faible sécurisation de lieux, peu d’espaces de convivialité,…  Certains riverains confirment que mettre des logements jeunes/étudiants à cet endroit, en plein milieu des bureaux si sombres d’INFRABEL, ce serait comme enfermer des jeunes dans un clapier de lapins. »

DéFI propose des alternatives á ce projet d’aménagement

Cet édifice, à valeur patrimoniale, qui inaugure une des entrées de ville depuis Marcinelle, se voit déjà offrir quelques perspectives par les autorités. DéFI propose une alternative à ce projet d’aménagement. En effet, les faiblesses de cet endroit pour y réaliser un projet de logement, sont aussi ses forces pour y envisager d’autres activités comme des bureaux partagés et des espaces étudiants informatisés et « FREEWIFI » pour y stimuler l’esprit d’entreprise et pour permettre d’y faire des recherches ou y poursuivre son blocus. A côté des nœuds de transport en commun, l’endroit s’avère idéal.  Jean-Noël Gillard précise qu’il n’est pas question de contrer un projet de logements étudiants. « Mais plutôt de proposer une alternative à ce projet dans un bâtiment qui à mon sens ne serait pas suffisamment qualitatif que pour y mettre une fonction de logement étudiant et risquerait de fermer la dimension patrimoniale au public… Ce qui serait dommage. »

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