ACTUALITÉS

Dérapage budgétaire
Le gouvernement wallon masque son incapacité en accusant le fédéral !
Le jeudi 22 septembre 2016

Le couperet est tombé pour le gouvernement wallon. Le déficit du budget 2017 sera nettement supérieur aux attentes. Il passera de 200 à 640 millions, ce malgré une hausse inespérée des recettes fiscales. Un dérapage prévu de longue date par DéFI.

En 2016, DéFI pointait le manque de prudence budgétaire du gouvernement wallon. DéFI estimait, en effet, que le déficit budgétaire augmenterait de plus d’un milliard d’euros entre 2015 et 2019, sans changement radical de politique. Cette sonnette d’alarme n’a pas été entendue par le gouvernement wallon. Osons le dire, il s’agit d’une véritable catastrophe pour la Wallonie !

Primo, le gouvernement ne pourra tenir ses promesses de réformes, notamment dans le secteur, déjà sous-financé, du logement social.

Secundo, ce nouveau dérapage augmente le poids de la dette qui sera supportée par les jeunes générations, déjà frappées par un taux de chômage élevé. Cette annonce ne fait, finalement, que confirmer la prédiction des agences de notation, qui avaient dégradé, début juillet, la perspective de la notation de la Région wallonne de stable à négative.

Aujourd’hui, le gouvernement wallon feint la surprise et rejette la faute sur les mesures fédérales et l’indexation des salaires. La récente étude du Département d’économie appliquée de l’ULB sur l’impact de la 6e réforme de l’état sur les Francophones, commanditée par le Centre d’études du parti, confirme, partiellement, cette analyse. Le coût pour la Wallonie y est estimé à 319 millions d’euros à l’horizon 2023, sans compter le sous-financement des hôpitaux.

Mais la réforme institutionnelle, votée par la majorité en place en Wallonie, n’explique pas tout. DéFI y voit dans le déficit abyssale des finances wallonnes la preuve de l’incapacité du gouvernement à entamer des réformes courageuses.

En 2015, le parti invitait le gouvernement à réduire ses dépenses. Des marges de manœuvre existent. La réduction du nombre d’administrateurs dans les intercommunales permettrait, selon les estimations de DéFI, de réduire les dépenses de 8 millions d’euros par an. En outre, il est très interpellant de constater que plus de 505 millions d’euros sont constitués en placements de trésorerie dans divers OIP. Ce bas de laine qui dort sur les comptes de ces organismes para-publics doit être mobilisé au profit de la croissance de notre économie pour nourrir, in fine, nos recettes fiscales.

DéFI invite, enfin, le gouvernement à éviter les tours de passe-passe budgétaires. La situation est trop grave que pour laisser les experts camoufler la réalité et empêcher un débat démocratique objectif.

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Pouvoirs locaux Santé Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
DéFI veut rendre le Palais des Princes-Evêques aux Liégeois
Liège DéFI veut rendre le Palais des Princes-Evêques aux Liégeois
Discrimination à l’embauche, “il n’y a pas assez d’occasions pour en parler”
Journée mondiale de l'égalité des chances Discrimination à l’embauche, “il n’y a pas assez d’occasions pour en parler”
“Proxibus ou bus communal, nous voulons offrir une nouvelle solution de mobilité à la commune”
Yvoir “Proxibus ou bus communal, nous voulons offrir une nouvelle solution de mobilité à la commune”
Patrice Horn : « Nous gardons le cap de nos engagements en matière de transparence et de participation citoyenne »
Communales, un an après : La Hulpe Patrice Horn : "Nous gardons le cap de nos engagements en matière de transparence et de participation citoyenne"