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Justice
DéFI soutient l'enquête sur la détention d’adolescents au Palais de justice d’Anvers
Le vendredi 5 mars 2021

Lors de la commission justice du 24 février 2021, Sophie Rohonyi, députée fédérale,  a interpellé le ministre de la justice quant aux conditions de détention de 7 adolescents présents au Palais de justice d’Anvers

Une nuit sans pouvoir contacter leurs parents

Le 13 février dernier, 7 adolescents âgés de 14 ans ont été arrêtés par la police dans la commune de Kappelen après avoir enfreint les règles sanitaires. Ils s’étaient réunis chez l’un d’entre eux afin « de se détendre après une nouvelle semaine de cours à distance ». Suite à cela, les parents ont reçu un appel confirmant que leurs enfants avaient été arrêtés le soir même. Les jeunes ont dès lors été contraints de passer la nuit au commissariat de police pour ne comparaître devant le juge de la jeunesse que le lendemain matin. Avant d’être auditionnés, les jeunes ont donc dû passer plusieurs longues heures enfermés dans les sous-sols du Palais de justice d’Anvers sans nourriture, ni boisson et sans avoir la possibilité de contacter leurs parents. L’un d’eux a même été contraint d’uriner contre le mur de sa cellule.

DéFI désapprouve les conditions de détention

Pour notre députée, « les conditions de détention sont interpellantes et posent question quant à la proportionnalité et à la légalité des mesures prises par le Parquet d’Anvers au regard des faits reprochés. Rien n’indique en effet dans la circulaire 06/2021 des procureurs généraux du 2 février que de tels faits justifient une présentation immédiate devant le juge de la jeunesse. Et quand bien même les mesures prises par le Parquet d’Anvers étaient justifiées, il n’est pas acceptable que des mineurs de 14 ans soient détenus dans de telles conditions, précisément dans un contexte où la santé mentale de nos jeunes est de plus en plus inquiétante. »

DéFI veut des solutions raisonnables

Sophie Rohonyi propose des solutions quant au sort réservé aux mineurs se trouvant dans la même situation. « La suite donnée par le magistrat du parquet pourra, en fonction de la gravité et des circonstances des faits ainsi que de la situation du mineur, consister en une lettre d’avertissement, un rappel à la loi, une convocation au parquet en vue d’une extinction de l’action publique ou la saisine du juge de la jeunesse. 

Vu les circonstances, une présentation immédiate au parquet ou au juge de la jeunesse n’est pas indiquée, sauf en cas de péril grave et/ou récurrent pour la sécurité publique, par exemple lorsqu’un mineur persiste dans le non-respect de l’interdiction de rassemblement ou lorsqu’un mineur crache sur d’autres personnes ou lorsque un mineur incite à ne pas respecter les mesures. » De nombreuses questions restent ouvertes. DéFI attend donc beaucoup de l’enquête en cours « car si les adolescents ont été détenus dans des conditions telles que relatées par la presse, cela ne peut rester sans conséquence » conclut notre députée.

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