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DéFI déplore l’absence de vision chiffrée crédible sur un programme souvent paradoxal et trop ambitieux pour être réaliste
Le mercredi 18 septembre 2019

Joëlle Maison, cheffe de groupe DéFI au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a présenté ce mercredi 18 septembre en séance plénière, la position du groupe DéFI sur la déclaration du nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (DPC).

 

Sur le plan général, DéFI déplore que la situation financière de la FWB et l’absence d’arbitrages dans la DPC laissent présager le pire. DéFI s’interroge également sur le choix d’un Ministre-Président qui, à trois reprises, a clamé ses visions régionalistes en plaidant pour une Belgique à quatre Régions en 2015, pour la régionalisation de l’Enseignement et de la Culture en 2016 et un enseignement qualifiant régionalisé en 2018.

 

Sur les différents champs de compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, DéFI formule l’analyse suivante :

  • Enseignement. Les députés DéFI sont rassurés sur la continuité de la réforme effectuée en étroite concertation avec le terrain durant les 5 dernières années. Le Pacte d’excellence n’est pas « sacré », mais notre enseignement doit impérativement être réenchanté en concertation avec ses acteurs. Dans ce chapitre et dans d’autres, on trouve toutefois beaucoup de mesures paradoxales ou à double lecture, qui illustrent à merveille les difficultés à concilier des programmes, des idéologies et des philosophies parfois inconciliables. On pourrait multiplier les exemples : le maintien du principe d’un Tronc commun face à l’affirmation du caractère certificatif du CEB en fin de primaire ; la suppression du Décret Inscriptions face au maintien de certains critères dans le nouveau décret ; la volonté de travailler sur l’attractivité de la profession d’enseignant face au report d’un an de l’entrée en vigueur de la FIE (Formation initiale des enseignants) ; l’allongement du tronc commun face à la possibilité aux élèves de quitter ce parcours prématurément…  DéFI pointe, en plus de ces incohérences, des manquements importants : pas de mesures visant à améliorer la mobilité des enseignants entre les réseaux, trop peu d’attention à la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, pas de vrai cours de Philosophie et de Citoyenneté de deux heures, rassemblant l’ensemble des élèves en y pratiquant un dialogue inter-religieux ; aucune porte ouverte pour donner aux Bruxellois un enseignement immersif en anglais.

 

  • Enseignement supérieur. Là aussi, nous sommes face à une promesse de refinancement sans chiffres et sans marge budgétaire. Et pourtant, le financement des étudiants en Communauté française est de loin inférieur à celui de nos voisins. Notre enseignement supérieur est en train de couler, il y a plus de 60% d’échec en premier bachelier et, hormis un test d’orientation (non contraignant), aucune mesure concrète ni chiffre précis ne sont ici avancés. 

 

  • Petite Enfance. On se situe dans la parfaite continuité de ce qui a été entrepris sous la législature précédente : lutte contre la pauvreté infantile, mise en oeuvre de la réforme des milieux d’accueil, révision de la participation forfaitaire des parents pour les milieux d’accueil conventionnés et agréés, création d’un bac professionnalisant l’accueil, … On le sait, les enfants n’ayant pas fréquenté un milieu d’accueil auront de moins bonnes performances scolaires par la suite. Il est donc impérieux de tendre à un taux de couverture qui rencontre à tout le moins les recommandations européennes, fixées à 35% en crèches conventionnées. Là aussi, tout comme sur le financement du secteur, la DPC continue d’entretenir le flou sur les chiffres. Enfin, aucune référence à la détection précoce de l’autisme ou la lutte contre l’obésité infantile, deux préoccupations majeures de notre société.

 

  • Culture. Le programme est très ambitieux en apparence  : statut d’artiste à travers une Conférence interministérielle, quotas d’emplois artistiques pour les opérateurs subventionnés, Guichet des Arts, pôles des industries culturelles et créatives, émancipation par la Culture, dès le plus jeune âge à travers le Parcours d’Education Culturelle et Artistique (PECA) proposé dans les milieux d’accueil et à l’école, renforcement du rôle des bibliothèques publiques, importance accordée à l’Education Permanente, renforcement de l’accessibilité aux pôles culturels. On a un peu l’impression que c’est Noël ! Mais on chercherait en vain des chiffres, des montants, des esquisses de budgets pour réaliser cet ambitieux programme culturel.

 

  • Sport. Aucune mesure n’est prévue pour favoriser la pratique sportive à l’école ni même pour faciliter l’accès au sport pour les familles et les jeunes. Par ailleurs, malgré les résultats significatifs de nos sportifs, professionnels, espoirs ou amateurs, au-delà de nos frontières, il n’existe toujours aucune politique sportive de haut niveau et d’ambition affichée pour renforcer le soutien à nos sportifs. 

 

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