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asile et migration
DéFI demande une solution d'urgence pour les femmes de la Sister's House
Le mercredi 26 février 2020

Ce samedi 29 février, les femmes, migrantes et sans-abri, hébergées par la Sister’s House à Ixelles devront quitter leur lieu d’hébergement. La Sister’s House a été créée en 2018 par la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qui gère aussi la Porte d’Ulysse. Plus de 450 femmes ont ainsi été accueillies dans ce bâtiment depuis son ouverture, grâce à près de 140 citoyennes bénévoles. Une trentaine de places y étaient disponibles. La Plateforme cherche donc dès lors une solution, proposant un nombre plus important de lits (70 à 100). Les bénévoles de la Sister’s House ont d’ailleurs lancé une pétition en soutien.

Une structure indispensable

Vendredi 21 février, la députée bruxelloise DéFI Marie Nagy a interpellé les ministres bruxellois chargés de l’Action sociale et de la Santé (Commission communautaire commune du Parlement régional bruxellois), rappelant le caractère indispensable de ce lieu : « Faut-il rappeler que cette structure pallie l’impéritie du gouvernement fédéral dans le dossier de l’accueil des migrants? Elle sert de refuge de à ces migrants particulièrement vulnérable que sont les jeunes femmes, elles peuvent être victimes de traite des êtres humains, de prostitution… »

Le ministre de la Santé à la Cocom a rappelé que le gouvernement bruxellois, dont DéFI fait partie, a dégagé 2,8 millions pour la Porte d’Ulysse mais qu’en revanche, la Sister’s House n’est financée ni par la Région ni par la Cocom mais fait l’objet d’une convention entre la Plateforme et la commune d’Ixelles. Il a assuré que les femmes « ne se retrouveront à la rue » et des solutions sont cherchées, premièrement à Ixelles.

Les conseillères communales DéFI à Ixelles ont d’ailleurs écrit au bourgmestre de la commune pour lui demander si Ixelles a les moyens d’apporter une aide ponctuelle et plus largement d’envisager une aide plus structurelle pour les migrantes. « A quelques jours de la journée de la célébration des droits des Femmes, le 8 mars, nous vous demandons de réfléchir à une solution pour soulager dans un premier temps l’urgence à laquelle la plateforme est confrontée et au-delà à d’envisager la création de lieux sécurisants et pérennes pour les femmes en détresse », écrivent Anne-Rosine Delbart et Alexandra Philippe.

Logements vides

Pour Marie Nagy, une piste en tout cas temporaire, pourrait être de faire appel à des bâtiments non occupés, comme par exemple les immeubles sociaux à rénover de la rue Rempart-des-Moines (Bruxelles-Ville): « Certains sont insalubres, c’est pourquoi on les rénove et on les évacue, mais d’autres sont occupés. Il serait peut-être bon d’examiner s’ils peuvent, moyennant travaux, être habitables durant quelques temps. Mais il existe d’autres lieux dans la Région. »

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