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Port de signes convictionnels à la STIB
DéFI conclut un accord qui confirme la neutralité exclusive comme règle de base
Le vendredi 18 juin 2021

DéFI considère scandaleux que le management de la STIB soit privé de son droit de faire appel.
Ces trois dernières semaines, nous avons négocié sans relâche. Le constat politique est simple : il n’existe pas de consensus possible sur cette question au sein du gouvernement bruxellois.
Il a fallu choisir entre :
● accepter un compromis offrant des garanties solides sur la neutralité exclusive,
● quitter le gouvernement.
Avec ou sans DéFI, le gouvernement bruxellois n’aurait pas interjeté appel.
DéFI a pris en compte les arguments de ses membres et des citoyens qui nous ont demandé de ne pas ajouter une crise politique à la crise sanitaire que nous traversons.
DéFI a le courage et l’humilité de prendre ses responsabilités, d’assumer son rôle de dirigeant politique et de continuer à œuvrer pour protéger la neutralité exclusive des services publics, comme nous le faisons pour le moment.
Car le problème de fond reste l’immixtion du religieux dans la sphère publique, et singulièrement les services publics. L’accord conclu vise à nous doter des moyens de mener cette bataille démocratique dans les trois années à venir.

  • A la STIB, nous réaffirmons et consacrons le principe d’interdiction des signes convictionnels et la neutralité exclusive comme règle générale. Oui, il y aura des dérogations possibles – c’est le minimum pour respecter
    l’ordonnance -, mais c’est à la direction de la STIB de faire des propositions pour définir et lister ces fonctions dérogatoires.
  • Nous disposons d’un verrou : le règlement de travail ne pourra être modifié qu’à l’unanimité du comité de gestion, DéFI inclus. En clair : rien ne changera à la STIB sans que nous marquions notre accord.
  • Il y aura un cadre légal de lutte contre le prosélytisme dans les services publics et entreprises publiques ; il s’agit ici pour nous d’affirmer que, au-delà du principe de neutralité, le lieu de travail ne peut être un endroit où s’exercent des pressions de nature prosélyte et ne peut être un cadre où l’on peut imaginer des salles de prières ou des espaces collectifs séparés entre hommes et femmes.
  • Il y aura un débat parlementaire citoyen et participatif sur la neutralité – la balle est désormais dans le camp des chefs de groupes. Et nous pourrons librement développer notre vision. Nous nous opposerons à chaque fois que l’on voudra nous imposer une vision de la neutralité qui ne nous convient pas.
  • Enfin, les initiatives communales pour changer le règlement de travail devront s’inscrire dans la lignée du travail parlementaire.
    Cet accord est une boîte à outils dont nous aurons besoin, à partir de maintenant, pour mener la bataille démocratique en faveur de la laïcité et de la neutralité exclusive. Ce sera une bataille longue et difficile. Notre objectif reste intact : limiter l’immixtion du religieux au sein des services publics, réaffirmer et protéger la neutralité de l’Etat.
    En concluant cet accord, certes difficile, nous avons pensé en premier lieu au management et aux travailleurs de la STIB, qui ont besoin d’être soutenus. Cet accord nous permettra de le faire. Comme il nous permet d’être actifs sur le sujet dans les autres secteurs.
    A l’heure où les autres partis se déchirent de plus en plus sur le sujet, il est essentiel que nous restions unis et solidaires. En temps de calme comme en temps de tempête.
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