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Débat
“Covid-19 : Nous devons inclure davantage la jeunesse dans les décisions parce qu’ils font partie de la solution”
Le vendredi 30 avril 2021

Ce jeudi 29 avril, François De Smet, président de DéFI et député fédéral, était l’invité d’un débat des présidents de parti organisé par le Kot Citoyen et l’Institut Saint-Louis de Namur.

La crise et l’après-crise

Alors que la crise sanitaire impacte notre vie quotidienne depuis plus d’un an maintenant, les jeunes sont particulièrement touchés par celle-ci. François De Smet souligne qu’« il ne doit pas être drôle d’avoir 18 ou 20 ans aujourd’hui » mais ajoute qu’« une large partie de la jeunesse souffrait déjà avant la crise. Comme pour beaucoup de sujets, la crise a joué un rôle de révélateur sur les problèmes déjà existants dans notre société. Pour moi, il y a deux aspects : la crise et l’après-crise. 

Pour ce qui est de la crise, il est clair que nous devons sortir de cette période de fermeture le plus vite possible. Nous avons “fermé notre société” pour préserver les plus âgés et les plus fragiles et nous avons bien fait. Mais, il est maintenant urgent de rouvrir, notamment pour les jeunes. Nous devons donc tous mettre le paquet sur ce qui peut accélérer la vaccination et la mise en place de protocoles d’ouverture Covid-safe, par exemple, pour la culture et le sport. Nous devons aussi travailler à rendre plus accessibles certaines aides qui existent mais qui ne sont pas utilisées parce que trop complexes ou trop peu connues comme ce que les CPAS peuvent mettre en place pour aider les jeunes. 

Ensuite, en ce qui concerne l’après-crise, ce qu’il faut voir c’est l’avenir. Et l’avenir, c’est la relance. En région bruxelloise, par exemple, nous axons la relance sur le développement de deux compétences spécifiques qui vont être utiles quoiqu’on entreprenne ensuite : le numérique et les langues. Si nous arrivons à doter les jeunes de compétences fortes dans ces deux domaines, nous allons les rendre polyvalents et les faire participer efficacement à la relance. »

Notre Président regrette que le secteur de la jeunesse n’ait pas été assez entendu pendant la crise : « On l’a vu avec l’enseignement et la culture, c’est comme si les matières communautaires avaient du mal à arriver jusqu’à la table du Comité de concertation. Conclusion, nous sommes en train de perdre l’adhésion de la population en ce compris la jeunesse. Des événements comme ceux du Bois de la Cambre le montrent et il faut en tirer des leçons. Nous devons inclure davantage la jeunesse dans les décisions au même titre que les secteurs économiques, sanitaires… parce qu’ils font partie de la solution. »

La laïcité positive qui ne se base pas sur des interdictions et des autorisations

Autre débat abordé, la laïcité dans notre société, dans nos administrations et dans nos écoles. François De Smet rappelle que DéFI a introduit une proposition de révision de la Constitution pour y inscrire la laïcité et explique : « Oui, la liberté de religion et de conviction est absolue dans la sphère privée, dans la rue et dans l’entreprise mais il y a deux endroits où il faut s’abstenir des signes religieux et convictionnels, ce sont les administrations et les écoles. »Pour DéFI, la laïcité politique est ce qui protège toutes les convictions et toutes les confessions. « Ce n’est pas juste une question d’autorisation et d’interdiction mais c’est aussi du positif comme l’instauration, en lieu et place des cours de morale et religion, d’un cours commun (où tous les élèves sont présents) d’histoire des religions, de philosophie et de citoyenneté. Nous souhaitons qu’à 18 ans, tout élève sache ce que c’est qu’est Socrate, Platon et Aristote mais aussi Yom Kippur, les 5 piliers de l’Islam et l’évangile. Nous sommes une société où nous sommes tous des analphabètes philosophiques et religieux parce que chacun est dans son couloir et ne connaît que la réalité de sa religion et de ses convictions ou de celles de ses parents la plupart du temps. Pour nous,c’est cela une laïcité positive qui ne se traduit pas que par des interdictions ou des autorisations. »

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