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Signes convictionnels à la STIB
“C'est facile de claquer la porte, le vrai courage est de rester”
Le vendredi 18 juin 2021

Après plusieurs semaines de négociations, le gouvernement bruxellois est arrivé à un accord concernant l’“affaire des signes convictionnels à la STIB”. François De Smet, Président de DéFI était l’invité, ce vendredi 18 juin, de Maxime Binet sur DH Radio pour en discuter.

Pas de consensus

Hier, le gouvernement bruxellois décidait de ne pas faire appel de la décision du tribunal du travail condamnant la société des transports publics bruxellois pour discrimination. Malgré les efforts de notre Président, DéFI n’a pas réussi à convaincre ses partenaires : « Nous ne sommes pas parvenus à obtenir un consensus. C’est une forme d’échec et je l’assume, je ne suis pas parvenu à convaincre Ecolo et le PS. Je reste choqué que la STIB, comme entreprise publique, ait été empêchée de faire appel. Le politique s’est trop mêlé de cette histoire. »

“Soit on accepte un compromis, soit on décide de partir”

François De Smet explique le choix de DéFI de rester dans le gouvernement bruxellois : « Soit on acceptait un compromis qui nous donnait assez de garanties sur la neutralité exclusive, soit on prenait la décision de partir. On a examiné cette option. Cette hypothèse est séduisante. Mais imaginons qu’on le fasse : on est des héros pendant trois semaines et puis quoi ? Il n’y aurait pas eu d’appel quand même, on aurait abandonné le gouvernement bruxellois alors que nous sommes presque le seul rempart de neutralité exclusive. C’est facile de claquer la porte, le vrai courage c’est plutôt de rester. Rappelons que l’appel, même si nécessaire, est très incertain. Si DéFI a choisi la voie du pragmatisme c’est parce que nous sommes au début d’une longue bataille et pour mener cette bataille, il fallait rester. »

L’accord de gouvernement prévoit tout de même que les signes convictionnels pour les professions d’autorité ou de contact soient interdits, une chose dont se réjouit François De Smet : « Je préfère me prendre des tomates pourries parce qu’on n’a pas obtenu l’appel plutôt que de céder sur l’essentiel à savoir la neutralité exclusive dans les services publics ».

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