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Journée internationale des infirmières
Célébrons le travail et le dévouement de tout un secteur pendant la crise de la COVID-19
Le mercredi 12 mai 2021

Ce mercredi 12 mai, nous célébrons la Journée mondiale des infirmier.ère.s en signe de soutien à leur dévouement pour la société de façon générale mais encore davantage en cette période de crise sanitaire. En effet, ce dévouement mérite d’être particulièrement souligné cette année car il s’est avéré indéfectible, même au péril de leur propre santé et de celle de leurs proches.

Cette journée est également importante pour DéFI car nous avons soutenu le personnel soignant dès le début de la crise. « Il y a tout juste un an, nous applaudissions, chaque soir, les membres du personnel soignant qui étaient au front pour soigner nos voisins, nos amis, nos parents. Il y a un an, nous semblions avoir compris que les infirmiers et les médecins ne pouvaient plus porter à bout de bras notre système de soins de santé. », par ces mots, notre députée Sophie Rohonyi a parfaitement illustré la situation dans laquelle se trouve le secteur hospitalier depuis le début de la crise.

Soutien financier et reconnaissance

DéFI s’est opposé au fait que le secteur hospitalier ne soit pas valorisé et que la pénibilité de ses métiers ne soit pas reconnue. Le fait que le gouvernement sous-investisse constamment dans le secteur a mené ce dernier à un point de rupture. Tout cela fut inacceptable pour DéFI ; cette crise a démontré qu’il faut que les infirmiers et aides-soignants soient (enfin) considérés comme des acteurs incontournables de notre société.

Régularisation de la situation des diplômes étrangers

Le personnel hospitalier étant durant cette crise littéralement à bout de souffle, une des solutions avancées par DéFI pour les aider fût de régulariser la situation des quelques dizaines de personnes qui (selon le Ciré) ont un diplôme étranger d’infirmier ou d’aide-soignant et qui attendaient d’être régularisées.« Légalement, rien n’empêche de procéder à leur régularisation. L’article 9bis de la loi du 15 décembre 1980 le permet sur la base d’une situation exceptionnelle. Le contexte de pandémie actuel en est une. Les besoins de notre pays en personnel qualifié dans le secteur de la santé sont un constat sans cesse rappelé par le terrain et par les travaux de la Commission spéciale COVID. Si nos hôpitaux contrôlent aujourd’hui beaucoup mieux l’afflux de patients, le personnel hospitalier, lui, est à bout de souffle. Autant les médecins que les infirmières sont moralement et physiquement atteintes par la pandémie et demandent encore des renforts. », a expliqué Sophie Rohonyi.

Revalorisation des infirmiers

Dans un but de revaloriser la profession d’infirmier, DéFI a proposé des amendements à la proposition de résolution du MR relative aux actes et soins infirmiers de première ligne, tels que défiscaliser la prime d’encouragement promise aux infirmiers, reconnaître la pénibilité de la profession d’infirmier, concerter le secteur avant la prise de décisions affectant leurs missions et conditions de travail, actualiser l’échelle de Katz (évaluation du degré de dépendance d’un patient), assurer une juste représentativité des infirmiers indépendants et une parité linguistique au sein de la Commission de Convention – INAMI.

Opposition à une proposition de loi

DéFI s’est opposé à la proposition de loi visant à « autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier » ; cette proposition de loi a été vécue comme un manque de respect à l’égard de toute la profession d’infirmier. Des nombreux témoignages d’infirmiers quant à cette proposition de loi est ressorti une extrême inquiétude, pour eux-mêmes, pour leur profession, mais aussi et surtout pour leurs patients.

A propos de cette proposition de loi, Sophie Rohonyi indique notamment que « Vous avez fait les choses complètement à l’envers. Vous avancez tête baissée vers un principe, pour consulter ensuite le secteur. Vous mobilisez des personnes qui ne sont pas infirmiers, pour travailler ensuite à l’attractivité du métier. Cette proposition est donc une fausse  bonne idée. Il s’agit d’un faux soutien pour les infirmiers et d’une fausse sécurité pour les patients. Cette proposition ne répond pas, en tout cas de manière adéquate et pérenne, au manque de bras. Elle ne répond pas plus à la nécessité de prodiguer des soins sûrs et de qualité pour tous, et en tout temps. Elle répond encore moins au besoin de reconnaissance d’un travail tout aussi pointu que diversifié et qui mérite beaucoup mieux ! »

Les infirmiers ne voulaient pas d’une délégation de l’art infirmier, mais d’un vrai soutien à leur profession, avec, sur le long terme, notamment, :

  • la reconnaissance de la pénibilité de leur travail pour les pensions et départs anticipés à la retraite, 
  • une vraie revalorisation salariale, au regard des conditions de travail, du service rendu à la société mais aussi de l’allongement des études en soins infirmiers qui sont passés de 3 à 4 ans
  • le report des congés qui n’ont pas pu être pris, 
  • l’assurance de la sécurité des équipes qui ont payé un trop lourd tribu durant la première vague, 
  • la mise en place des crèches et garderies d’enfants à proximité du lieu de travail, 
  • mais aussi la prévention du risque de burn-out, qui guette aujourd’hui 7 infirmières sur 10.

Sophie Rohonyi souligne que « notre bilan n’aurait certainement pas été le même si on avait agi en amont face à la pénurie d’infirmiers. Parce que oui, comme en attestent de nombreuses études, le manque d’infirmiers au chevet des patients augmente la mortalité des moins de 50 ans, ne pouvant empêcher des complications comme des infections nosocomiales, des escarres… Par contre, ces mêmes études démontrent qu’un infirmier permet de diminuer la mortalité, mais à cette condition essentielle qu’il soit bien formé. »

Proposition de loi pour défiscaliser les heures supplémentaires

L’UGIB (Union Générale des Infirmiers de Belgique) a proposé une mesure qui consiste à défiscaliser les heures supplémentaires prestées par les infirmiers. DéFI a déposé une proposition de loi pour prolonger cette mesure, alors mise en place pendant la période de pouvoirs spéciaux.

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