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Journée internationale des infirmier.ère.s
“Cela fait des années que les infirmiers soumettent des solutions constructives pour revaloriser leur profession. Elles n’ont jamais été entendues”
Le mercredi 12 mai 2021

Ce mercredi 12 mai, à la Chambre, Sophie Rohonyi, députée fédérale, interpellait Frank Vandenbroucke, ministre de la santé, sur l’immobilisme du gouvernement fédéral quant à la situation précaire dans laquelle se trouve le secteur des soins de santé et en particulier les infirmiers.

Les infirmiers sont sur les genoux

En cette journée internationale des infirmiers, le secteur n’a pas” le coeur à la fête” comme l’explique la carte blanche des 100 infirmiers-chefs de services adressée ce matin au ministre de la santé et y regrettant l’absence de geste à leur égard depuis votre prise en fonction.

Sophie Rohonyi souligne l’état d’épuisement de tout un secteur : « C’est un cri de colère qui est lancé, mais aussi et surtout un appel à l’aide, pour eux-mêmes et pour leurs patients.

Parce qu’aujourd’hui, les infirmiers sont littéralement sur les genoux. Ils l’étaient avant la crise, ils le sont encore plus aujourd’hui. 

Fatigués de leurs conditions de travail, des tâches administratives, de la charge physique et psychologique, du travail la nuit et les weekends, des sacrifices au détriment de leur vie privée et familiale, mais aussi du manque de reconnaissance et de concertation des autorités…»

Notre députée met également en exergue que le monde médical n’a eu de cesse de proposer des solutions et ce, depuis de nombreuses années déjà : « Cela fait des années que les infirmiers et infirmières soumettent aux gouvernements des solutions constructives pour enfin revaloriser leur profession et ainsi, enfin, répondre au manque de bras dans nos hôpitaux, dans nos cliniques, mais aussi pour les soins à domicile.

Ces solutions n’ont jusqu’ici JAMAIS été entendues, aggravant la pénurie d’infirmiers sur le terrain. Un déni poussant aujourd’hui le syndicat autonome belge des praticiens de l’art infirmier, Union4U, à vous demander de ne plus voir la santé comme une variable d’économie budgétaire, mais comme un investissement pour notre bien-être à tous. »

Joindre la parole aux actes !

Alors que le ministre de la santé promet une revalorisation de la profession infirmière, Sophie Rohonyi pointe l’ironie : « Mis à part la pérennisation du Fonds blouses blanches, vous n’avez jusqu’ici RIEN fait pour joindre les actes à la parole. Pire, vous avez délégué les actes infirmiers à du personnel non-qualifié. Pire, le Premier ministre refuse de les rencontrer. Sincèrement, M. le Ministre, je suis lassée de vous interpeller sur l’urgence et la gravité de la situation. Je n’ose donc imaginer le désespoir que ressentent aujdh les hommes et femmes concernés ! »
On l’a vu avec la crise : ce n’est pas tout de libérer des lits dans les services, il faut des infirmiers pour les encadrer, pour réduire le nombre de décès, pour réduire la durée des hospitalisations, et donc pour réduire les coûts de fonctionnement de nos hôpitaux. « Les pistes de solution sont là. Vous nous dites que la volonté politique pour les concrétiser est là aussi. Et bien alors agissons, sans plus tarder ! Parce qu’à défaut, c’est la santé de tous nos concitoyens qui est mise en danger » conclut notre députée fédérale.

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