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Catalogne
On ne peut pas poursuivre pénalement des politiques qui ne se reconnaissent pas dans leur Etat
Le lundi 6 novembre 2017

Olivier Maingain, président de DéFI, a livré une grande interview au quotidien La Libre Belgique ce samedi 4 novembre. Voici les temps forts.

 

La crise catalane 

Pour le président de DéFI, avec ses déclarations intempestives et prématurées concernant une éventuelle demande d’asile politique de Carles Puigdemont, monsieur Francken a créé, si pas un appel d’air, l’impression qu’il était de connivence, qu’il était informé de la venue en Belgique de certains politiques catalans. « Ces propos positionnent la Belgique de manière inappropriée« , pointe Olivier Maingain.

Ce que le Premier ministre n’ose pas dire c’est que les indépendantistes catalans se sont engagés dans une voie sans issue. On ne peut prôner la scission d’un Etat en espérant être admis au sein de l’Union européenne comme si de rien n’était. « L’Etat espagnol à lui seul ferait obstacle à l’adhésion de la Catalogne au sein de l’Union européenne« , rappelle-t-il.

Le silence persistant de Charles Michel par rapport à la démarche indépendantiste catalane ne s’explique que parce que la N-VA soutient unilatéralement et hors de toute raison la radicalité indépendantiste catalane.

La N-VA récupère le référendum catalan pour alimenter sa mythologie nationaliste. « A titre personnel, le principe du référendum ne me choque pas. Mais il faut que cela se fasse dans des conditions démocratiques réelles et je ne crois pas que le gouvernement catalan avait organisé ce référendum avec toutes les garanties requises« , précise Olivier Maingain.

Par ailleurs, pour Olivier Maingain, les poursuites pénales, pour des opinions politiques certes en contradiction avec l’ordre constitutionnel espagnol, ne lui semblent pas fondées au regard de nos standards de l’Etat de droit. On ne peut pas poursuivre des politiques parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’Etat dans lequel ils vivent.

« Je déplore la manière avec laquelle la N-VA conduit la politique belge à l’égard de cette situation. Comme elle ne peut pas s’exprimer sans a priori favorable aux indépendantistes, elle devient suspecte d’une alliance jusqu’au-boutiste alors que la position belge doit être nuancée et réservée« , regrette-t-il.

Le président de DéFI met en garde : « L’avenir n’est pas dans la multiplication de micro-Etats qui ne seraient plus dans la capacité d’être le moteur du projet de construction européenne. L’affaiblissement des grands Etat est un affaiblissement de l’Union. »

 

La place de la Belgique au sein de l’Union européenne 

Cette crise va affaiblir le rôle européen de la Belgique. « Nous avons toujours fait partie du noyau prospectif et volontaire de la construction européenne. Un certain nombre d’Etats vont regarder la Belgique en se disant que nous devenons, si pas l’allié, le complice passif des forces qui cherchent à affaiblir les Etats. Il est évident que cela déforce la position de la Belgique dans le concert européen« , déplore Olivier Maingain.

La Catalogne estime qu’elle paye trop pour des régions plus pauvres, c’est la logique exprimée par Bart De Wever en Belgique. L’Europe ne peut regarder cela qu’avec méfiance. « En se laissant tirer vers cette tendance, la Belgique perd son prestige moral par rapport au projet de construction européenne« , tranche le président de DéFI.

 

 

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