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Budget
Les mauvais choix économiques du gouvernement conduisent à ce que la Belgique enregistre parmi les plus faibles taux de croissance
Le jeudi 12 juillet 2018

Ce jeudi 12 juillet, en séance plénière du parlement fédéral, le président de DéFI Olivier Maingain a interrogé la ministre MR du Budget Sophie Wilmès au sujet de la trajectoire budgétaire de la Belgique.

« Allez-vous encore recourir au subterfuge de reporter éventuellement l’équilibre structurel au delà de 2020 ? Ou allez-vous vous tenir à l’engagement pris dans le Pacte de stabilité 2018- 2021? », demande-t-il.

« Quelles sont, aujourd’hui, les mesures structurelles envisagées par le gouvernement pour respecter les objectifs fixés par les organismes indépendants, dont les cris d’alarme sont
plus que préoccupants ? », poursuit-il.

En effet, budget après budget, ajustement budgétaire après ajustement budgétaire, les organismes indépendants chargés de vérifier la crédibilité des chiffres donnés par le gouvernement n’ont de cesse de mettre en garde celui-ci quant au peu de fiabilité des chiffres qu’il communique. DéFI en veut pour preuve que :

 

  • La Cour des comptes, lors de l’examen de l’ajustement budgétaire, rappelait, non sans inquiétude, qu’en vue d’atteindre l’équilibre structurel en 2020, il était étonnant que
    le gouvernement ne fournisse aucune mesure concrète afin de répondre à cet engagement. Avec le montant total du manque à gagner évalué à près de 500 millions d’euros, auxquels viennent s’ajouter plus de 222 millions d’euros liés à la suppression des excess profit rulings, les 462 millions d’euros du sous financement du tax shift, le manque à gagner de près de 500 millions d’euros de la taxe Caïman ou encore la problématique du glissement des versements, le trou budgétaire s’élèverait déjà à plus de 2,5 milliards d’euros.

 

  • Le Conseil supérieur des Finances n’a pas manqué d’observer qu’une détérioration de la situation budgétaire structurelle était à craindre en 2018. Il invitait le gouvernement à « prendre les mesures structurelles nécessaires durant l’année budgétaire en cours et la prochaine année budgétaire, de sorte à pouvoir réaliser la trajectoire reprise dans le programme de stabilité. »

 

  • Le Bureau fédéral du Plan a également donné des prévisions alarmistes.

 

  • Le Comité de monitoring a publié ce jeudi 12 juillet un rapport fixant les objectifs à réaliser afin de respecter le Pacte de stabilité. À politique inchangée, le Comité estime, à perspective 2020, qu’il faut trouver 6,68 milliards d’euros, dont 2,66 milliards pour respecter les exigences budgétaires de 2019.

 

« Madame la ministre, votre gouvernement ne peut plus tromper longtemps ni le Parlement ni l’opinion publique face aux constats ainsi rappelés par les organismes indépendants », pointe Olivier Maingain.

Pour la Ministre, ces organismes indépendantes travaillent différemment, à savoir qu’ils utilisent chacune un modèle particulier et travaillent à des moments différents où les projections macroéconomiques ne sont pas les mêmes en tenant compte différemment des mesures prises par le gouvernement. En outre, madame Wilmès ajoute : « Et, (…) force est de constater qu’aucune d’entre elles n’est en mesure de travailler avec des chiffres aussi détaillés que ceux récoltés par les administrations qui sont, elles, au plus près du terrain. »

« Parce que la catastrophe était annoncée, doit-elle être excusée ? C’est un peu le raisonnement : parce que nous l’avions annoncé, nous ne sommes pas surpris », soulève le président de DéFI.

Ainsi, nos administrations – c’est ce que la Ministre affirme – connaissent mieux la réalité budgétaire que les organismes indépendants.

« Faut-il comprendre que vos administrations ne collaborent pas franchement avec la Cour des comptes, avec le Comité de monitoring, avec le Bureau fédéral du Plan pour faire connaître les réalités vécues par les administrations quant à l’engagement des crédits, aux dépenses assumées, aux prévisions budgétaires ? On peut se demander si le Gouvernement lui-même ne donne pas instruction à ses administrations de ne pas permettre toute la transparence pour les organismes de contrôle indépendants, ce qui serait grave ! », souligne Olivier Maingain.

Pour DéFI, la politique économique du gouvernement fédéral conduit à ce que la Belgique enregistre les plus faibles taux de croissance du PIB et d’emploi d’Europe parce que le Gouvernement a fait des choix contre-productifs en termes de politique économique.

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