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Bruxelles
La fracture d’adhésion, principale cause de la fracture numérique
Le mercredi 20 juin 2018

La fracture numérique ne peut pas être un frein au développement de la qualité des soins de santé. C’est ce qui ressort du colloque organisé par la LUSS et la VPP, deux associations de patients, et qui s’est tenu à Bruxelles ce mercredi 20 juin dans le cadre de la Semaine e-santé.

En Région bruxelloise, près d’une personne sur dix n’a jamais utilisé d’ordinateur. L’âge reste le principal frein à l’adoption du digital : 33% des personnes âgées de 65 à 74 ans n’ont jamais fait usage d’un ordinateur, contre 17 % des 55-64 ans et… 0% des 16-24 ans.

Autre obstacle, la pauvreté. Bien que les appareils numériques soient de plus en plus accessibles économiquement, 30 % de la population bruxelloise vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté et ne disposent donc pas d’un accès à internet à la maison. Ce chiffre s’élève à 10% en Flandre et à 18% en Wallonie.

Enfin, à côté des fractures liées à l’âge et à la pauvreté, il y a la fracture d’adhésion. Encore trop peu de personnes comprennent l’importance de l’e-santé dans l’amélioration de la qualité de leur santé.

Dès lors que l’e-santé est un domaine de plus en plus dynamique, comment éviter que ne s’accroissent les inégalités de santé via l’outil numérique ?

Après avoir identifié les difficultés de terrain et les freins propres à la réalité bruxelloise, vieillissement de la population, pauvreté ou encore manque d’adhésion, il convient de trouver des solutions pour faire en sorte que l’essor de l’e-santé reste une opportunité à l’amélioration des soins de santé. C’était l’objectif du colloque « e-santé ; agir avec les patients contre la fracture numérique ! » qui a réuni plus de 50 participants dont de nombreux acteurs de terrains et représentants de mutuelles.

Parmi celles-ci, on relèvera l’importance d’informer les publics sur l’essor du numérique notamment via les pharmaciens qui rencontrent des milliers de patients chaque jour, tenir des ateliers numériques pour personnes âgées, mettre en place des espaces publics numériques et d’apprentissage collectif, proposer des coachings individuels à la maison ou encore offrir des formations e-santé par d’autres patients.

«L’e-santé ne peut être un élément de fracture. C’est une chance pour l’amélioration de notre système de soins et doit le rester. Il faut réfléchir à des solutions alternatives et mécanismes pour ne pas laisser un pourcentage important de la population au bord du chemin. Les propositions nées aujourd’hui se transformeront en projet pilote afin de lutter contre la fracture numérique en soins de santé», explique Didier Gosuin, ministre bruxellois de la Politique de la Santé.

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