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Brexit
Cécile Jodogne lance une campagne pour attirer les entreprises à Bruxelles
Le mardi 27 novembre 2018

Une nouvelle campagne de promotion de la Région bruxelloise, visant à attirer des entreprises basées au Royaume-Uni et soucieuses de leur avenir après le Brexit, est lancée par Cécile Jodogne, secrétaire d’Etat DéFI chargée du Commerce Extérieur. Son nom ? « The future is close. Brussels is yours. » (« Le futur est proche, Bruxelles est à vous »).

=> Retrouvez les 2 articles publiés par La Libre Belgique le 27 novembre 2018 à ce sujet : 1 &

A destination des entreprises basées à Londres et susceptibles de se relocaliser, cette campagne est orientée vers trois secteurs économiques particulièrement sensibles au Brexit :

  • la finance et l’assurance
  • l’audiovisuel
  • les sciences du vivant

L’objectif ? Proposer la Région bruxelloise comme une alternative complémentaire à Londres, où les entreprises pourront y poursuivre et y développer leurs activités tout en ayant la garantie d’un accès aux marchés européens.

Car la Région bruxelloise dispose d’atouts non négligeables ! Outre une expertise reconnue dans ces trois secteurs, elle bénéficie également d’une fiscalité attrayante ou encore d’une main-d’œuvre particulièrement qualifiée et multilingue. C’est d’ailleurs pour ces raisons que de grandes entreprises se sont déjà installées dans la Région à l’instar des sociétés d’assurance Lloyd’s of London, QBE et MS Amlin, ou encore de la société de transfert de fonds MoneyGram ou celle, spécialisée en fintech, Ebury Partners, toutes en provenance directe de Londres.

Le Royaume-Uni, 4ème partenaire commercial de la Région bruxelloise, est un voisin essentiel, rappelle la secrétaire d’Etat DéFI. C’est pourquoi il est important d’anticiper les conséquences économiques du Brexit qui est l’un des plus grands chocs politiques et économiques européen depuis la chute du mur de Berlin. Cela permettra non seulement de réduire son impact autant que possible mais surtout aidera à maintenir de bonnes relations bilatérales avec le Royaume-Uni.

C’est pourquoi, dès 2016 et à l’initiative de Cécile Jodogne, le gouvernement bruxellois a mis en place, outre cette campagne de promotion, une stratégie multidimensionnelle s’articulant en 3 points :

  • L’attraction des investisseurs étrangers
  • La préparation des exportateurs bruxellois face au Brexit
  • La défense des intérêts de la Région et le suivi des négociations entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni

 

Attirer des investisseurs étrangers 

Dès le printemps 2017, une plateforme Brexit a été créée sous l’impulsion de la secrétaire d’Etat DéFI. Réunissant les ministres et les administrations compétentes en économie, commerce extérieur, image de Bruxelles et relations extérieures de la Région, cette plateforme a pour but de rassembler et de coordonner les efforts et les différentes actions de la Région afin de permettre un positionnement optimale et donc une meilleure promotion des atouts de la Région bruxelloise.

C’est également pour ces raisons que Cécile Jodogne a demandé la création d’un inventaire des bâtiments disponibles en Région bruxelloise. Cet inventaire, accessible à tous, est disponible à l’adresse suivante : www.business2belgium.be

En parallèle, Cécile Jodogne a initié la mise en place de séminaires sectoriels à Londres. 11 actions ont ainsi été menées par Bruxelles invest & Export depuis février 2017. En complément de ces séminaires, la Secrétaire d’Etat ne manque pas d’inciter les grands acteurs économiques à (re)diriger leurs projets d’investissements en Europe vers Bruxelles lors des missions organisées dans d’autres pays traditionnellement investisseurs au Royaume-Uni, tels que les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud.

 

Préparer les exportateurs bruxellois face au Brexit

Dès le lendemain du vote pro-brexit, une hotline a été créée et promue par Bruxelles Invest & Export. Les entrepreneurs bruxellois peuvent y poser leurs questions par email aux adresses suivantes : brexit@sprb.brussels et brexit@brusselsinvestexport.com

Enfin, soutenus par Cécile Jodogne, la chambre de commerce bruxelloise BECI et Brussels Invest & Export (Hub.brussels) ont déjà organisé un séminaire à destination des entreprises bruxelloises.

L’Objectif ? Informer et outiller les entrepreneur.e.s face aux conséquences et incertitudes liées au Brexit.

Le programme comprenait une présentation des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni, de l’échéancier prévisionnel, de l’outil Brexit IMPACT SCAN. Des experts étaient également présents pour aider les exportateurs bruxellois à se préparer au Brexit au niveau douanier et contractuel. Au vu du succès de ce séminaire, d’autres sessions auront lieu en 2019.

 

Défendre les intérêts de la Région dans les négociations avec le Royaume-Uni

Le 25 novembre dernier, les Vingt-Huit ont entériné, au cours d’un sommet européen extraordinaire, un projet d’accord de 585 pages réparties en 185 articles et 3 protocoles spécifiques à propos de Gibraltar, de l’Irlande du Nord, et des bases britanniques à Chypre. Ces articles s’appliqueront pendant une période de transition prévue du 30 mars 2019 au 31 décembre 2020 et donneront le temps d’organiser définitivement les relations futures.

Ce texte a donné lieu à d’intenses négociations entre les équipes britanniques et européennes au cours du mois de novembre et c’est en moins de deux semaines que chaque Etat membre de l’UE se devait de donner sa position au niveau européen. Pour la Belgique, chaque entité régionale était tenue de donner son avis au niveau fédéral afin de dégager la position belge. Cécile Jodogne a donc coordonné cette réponse au nom du gouvernement bruxellois en demandant à tous les cabinet de la Région d’effectuer un rapide screening de l’accord de retrait en ce qui concerne leurs compétences respectives.

Pour la Région bruxelloise, plusieurs points d’attention sont à retenir. Pour le domaine économique, nous pouvons retenir ces derniers :

  • La durée de la prolongation de la période transitoire devrait être suffisamment longue pour que nos exportateurs puissent s’adapter ;
  • La reconnaissance réciproque des qualifications professionnels semble être une priorité partagée.
  • Les projets et programmes de l’UE (notamment dans le domaine de la recherche) et leurs financements prévus sous la présente programmation (2014-21) seraient maintenus.

Si cet accord est déjà un bon point de départ pour éviter une rupture brutale des relations (no-deal) le 29 mars prochain à minuit, il reste encore à la Première ministre britannique Theresa May de convaincre les parlementaires de son pays de le ratifier au cours d’un vote, annoncé le 11 décembre.

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