ACTUALITÉS

Fermeture de guichets SNCB
DéFI dénonce depuis des années la déshumanisation des gares !
Le mercredi 3 février 2021

Ce lundi, la SNCB annonçait sa décision de fermer 44 guichets sur 135 d’ici la fin de l’année. Une décision qui, selon DéFI, porte un coup à la crédibilité d’Ecolo. D’abord en raison de l’exceptionnel rétropédalage du ministre Gilkinet, capable d’approuver sans broncher le choix de la SNCB avant de le dénoncer suite à l’intervention de son co-président. Ensuite, par les incohérences manifestes dans le discours écologiste. Comment le ministre peut-il ainsi assumer de sacrifier les gares au profit du renforcement de l’offre alors que son parti n’a eu de cesser de vilipender sur le terrain les attaques successives contre les guichets et, par extension, les gares ?!

« Pendant des années, on a vu des militants et mandataires Ecolo se mobiliser, tout comme nous, contre des décisions de la SNCB visant à restreindre le service en gare. A Virton et Marbehan, des gares dont on a annoncé la fermeture prochaine, c’est même les Ecologistes qui étaient à l’initiative du mouvement de contestation. Et lorsqu’ils ont enfin l’opportunité d’inverser la tendance, c’est tout le contraire qui se produit. Depuis que DéFI est présent en province de Luxembourg, soit plus de 10 ans, nous n’avions jamais connu une annonce d’une telle ampleur concernant des fermetures dans la province. C’est vraiment hallucinant », explique le président de DéFI Luxembourg, Jonathan Martin

Une décision qui, toujours selon DéFI, sonne le glas de la fonction de guichetier mais aussi des petites et moyennes gares. 
« Le rôle du guichetier ne se limite pourtant pas à délivrer des titres de transport. Il constitue d’abord une présence rassurante dans les gares, qui permet de prévenir un certain nombre de dégradations. Il conseille et informe en temps réel sur l’état du trafic. Quand on se retrouve dans un point d’arrêt non gardé, sans affichage digital, et qu’on attend désespérément un train qui n’arrive pas, on mesure combien le rôle du guichetier est important. Le maintien de personnel SNCB en gare, c’est aussi la garantie d’avoir un point de contact et un éventuel accompagnement pour répondre aux besoins des personnes en situation de fragilité comme les PMR » détaille le Luxembourgeois. 

Et Jonathan Martin de dresser un tableau particulièrement noir de la situation dans sa province. « La province de Luxembourg représente 26 % du territoire wallon. Pourtant, si ces fermetures sont confirmées, elle ne comptera bientôt plus que trois gares : Arlon, Libramont et Marloie. Des gares exclusivement situées sur la ligne 162, ce qui mettra clairement à mal le maillage à l’échelle provinciale. A noter aussi que deux de ces gares sont déjà fermées une grande partie de l’après-midi ».
Mais c’est toute la Wallonie qui est touchée ! L’occasion pour l’ancien président de DéFI Wallonie de rappeler que « la Wallonie a besoin de gares de proximité car la ruralité représente 80% de son territoire. L’isolement et le sentiment d’abandon sont donc des réalités vécues par bon nombre de Wallonnes et de Wallons ». L’occasion aussi de rappeler que les Amarantes n’ont jamais été pris en défaut sur ce dossier, que leur mobilisation sur le terrain et au Parlement fédéral a toujours été permanente !

DéFI n’entend naturellement pas s’opposer aux évolutions liées à des changements d’habitudes dans le chef des usagers, mais il faut savoir de quoi on parle. « C’est un fait, la SNCB met tout en œuvre depuis plusieurs années pour orienter sa clientèle vers les automates et cherche à faire croire qu’il s’agit là d’un mouvement spontané. Et la crise sanitaire n’a fait que donner du grain à moudre à la SNCB », explique Jonathan Martin
Il faut aussi, selon DéFI, avoir des exigences minimales pour faire face au pire des scénarios. « Un moratoire sur la fermeture des guichets doit être imposé à la SNCB tant que des solutions, au cas par cas, ne seront pas trouvées pour garantir la pérennité des gares. Il faudra aussi réinventer le conseil en gare. On ne peut en tout cas pas permettre à la SNCB de se désengager aussi facilement. En d’autres termes, il est hors de question qu’une fermeture de guichet soit décrétée sans qu’une solution pour la gare concernée ne soit déjà sur la table », conclut le président de DéFI Luxembourg.

Quelle est la vision et la marge de manoeuvre du ministre de la mobilité ?

Ce jeudi 4 février, le député fédéral DéFI François De Smet a interpellé le ministre de la mobilité sur la décision de fermer des guichets dans 44 gares d’ici la fin de l’année.

En séance plénière, François De Smet fait état des faits et justifications de cette décision de la SNCB, qui paraissent sujettes à caution. Par conséquent, il cherchait à savoir si le ministre Gilkinet exigera le retrait ou la modification de cette décision, et , ce qui paraît un minimum à tout le moins, un moratoire sur cette fermeture. Ne fût-ce que pour des raisons liées à la situation sanitaire, qui ne peut être prise en compte pour motiver valablement les statistiques de mobilité des voyageurs. Par ailleurs, sur le plan structurel, François De Smet s’interrogeait sur la vision que le ministre entend donner à un encouragement vers cette mobilité plus durable et donc vers l’utilisation du rail. Ce qui nécessite des gares en activité de manière territorialement établies de manière équitable sur tout le territoire.

Le ministre de la mobilité était au courant des prémisses de cette décision

François De Smet encourage à revoir cette décision et poser un moratoire. En effet, la préservation des guichets est importante notamment dans un certain nombre de territoires ruraux pour des raisons de convivialité. Toutefois, l’on apprend des faits qui laissent perplexes : le point des guichets était à l’ordre du jour de la réunion du Conseil d’administration de la SNCB fin novembre. « Tout le monde était d’accord sur la décision, en ce compris votre commissaire de gouvernement. C’est ce que j’ai cru entendre. Ecolo n’a pas de membre au CA de la SNCB et DéFI non plus, soit dit en passant. Mais il y a bel et bien un commissaire de gouvernement. Et lundi dernier que vous avez pris la décision d’écrire une lettre pour dire finalement que ça n’allait pas. « , constate François De Smet. « Que s’est-il passé pour que le ministre ne réagisse pas plus tôt ? Est-ce que la décision s’est perdue dans un train fantôme ? »

Dans la même rubrique
Fermer les écoles : non ! Vacciner les enseignants : oui ! DéFI Wallonie réclame que les enseignants soient vaccinés de toute urgence !
Fermer les écoles : non ! Vacciner les enseignants : oui ! DéFI Wallonie réclame que les enseignants soient vaccinés de toute urgence !
Le Centre d’Études Jacques Georgin reconnu comme centre d’éducation permanente
Fédération Wallonie-Bruxelles Le Centre d'Études Jacques Georgin reconnu comme centre d’éducation permanente
Un guichet automatique, ça ne sourit pas et cela ne résout pas tout !
DéFI Wallonie Un guichet automatique, ça ne sourit pas et cela ne résout pas tout !
Grez-Doiceau sort son 1er rapport annuel du code d’éthique des mandataires communaux
Brabant Wallon Grez-Doiceau sort son 1er rapport annuel du code d’éthique des mandataires communaux
Le groupe DéFI souligne le travail accompli, autant que celui qu’il reste à faire
Politique générale du Brabant Wallon Le groupe DéFI souligne le travail accompli, autant que celui qu’il reste à faire
12 DéFIs pour relancer la Wallonie
Plan de relance 12 DéFIs pour relancer la Wallonie