Médias
Le bilan transversal du 23 novembre 2016 du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sur les télévisions locales pour l’exercice 2015
Le mardi 13 décembre 2016

La bonne évaluation globale du CSA à l’égard des télévisions locales n’est néanmoins pas dénuée de remarques auxquelles j’estime que nous devons porter une attention toute particulière afin de continuer à moderniser et améliorer l’offre et l’accessibilité de nos chaînes de télévisions locales.

Pour rappel, les principaux points d’attention du CSA se sont portés sur les sujets suivants :

–           Le manque d’accessibilité des programmes aux personnes sourdes malentendantes ;

–           La diminution de synergies et des co-productions avec la RTBF, phénomène qu’elle constate et dénonce depuis plusieurs années ;

–           Une réflexion à avoir quant à la refonte de la bonne gouvernance des conseils d’administration ;

–           Egalement, permettre un subventionnement plus conséquent pour permettre une meilleure présence en ligne des télévisions locales.

Si nous pouvons nous féliciter de la croissance des recettes et de la production propre de nos télévisions locales et notamment celle de BX1, qui devient en 2015 la première chaine locale produisant et diffusant le plus de programmes issus de sa production propre, il n’en reste pas moins que je rejoins et partage les constats du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et aimerais vous entendre sur vos projets et démarches afin de répondre favorablement aux demandes du CSA.

Premièrement, en matière d’accessibilité de l’information tant pour les personnes sourdes ou malentendantes que dans la dimension d’accessibilité à l’information en ligne, pourriez-vous nous dire si le montant des subventions attribuées vont être renforcées ?

Ceci afin de permettre, d’une part, de répondre pleinement aux exigences du décret sur les services de médias audiovisuels qui, pour rappel, énonce, en son article 135, $1er, 5° que les éditeurs doivent :

« 5° rédiger et tenir à jour des règlements portant sur la communication commerciale, sur le respect de la dignité humaine, sur la protection des mineurs, sur l’accessibilité des programmes aux personnes à déficience sensorielle, sur la diffusion de brefs extraits d’événements publics et sur l’information politique en périodes électorales. Ces règlements sont transmis au Gouvernement pour approbation afin d’avoir force obligatoire. »

Le règlement en question imposant, comme le rappelle le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, un minimum de 50 heures des programmes linéaires rendus accessibles pour tous les éditeurs dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 10 millions €.

Et, d’autre part, de donner des moyens suffisants aux télévisions locales pour exister de manière plus massive sur les différents médias et réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook, Instagram…?

J’imagine bien qu’il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait qu’à l’heure actuelle, la survie des médias, quel qu’ils soient, passe, par une présence renforcée sur les réseaux numériques de l’information et il est donc de notre responsabilité de permettre à nos télévisions locales d’exploiter cette dimension numérique au maximum.

Deuxièmement, sur le constat d’une faible synergie entre la RTBF et les chaines locales, il est à noter que comme le relève le CSA, nos télévisions locales restent également en léger déficit de collaborations bilatérales. Quels sont les actions entreprises par votre gouvernement pour encourager à densifier ses collaborations et échanges afin de nourrir les autres chaines de ces programmes mais également d’alimenter et diversifier les offres télévisuelles par l’apport de programmes extérieurs ? Quels sont les incitants ou leviers que vous réservez aux télévisions locales ?

Troisièmement, j’aurais aimé vous entendre sur la critique du CSA quant à la composition des Conseils d’Administration de différentes chaines locales. Il apparait que la règle des 50/50 répartissant les sièges des conseils entre les administrateurs ayant également une qualité de mandataire public (50%) et les administrateurs représentant des secteurs associatifs et culturel (50%) n’est respectée que par deux chaines locales, sans plus de précisions.

Le CSA invite à une réflexion politique sur, d’une part, la règle des 50/50 qui devrait élargir la notion de « mandataire public » à celle de « représentant politique » et, d’autre part, sur la pertinence des incompatibilités sectorielles définies par l’article 73 du décret puisque l’ensemble de ces conditions ne suffit pas, dans les faits, à garantir une représentation moins politisée de ces Conseils d’administration.

Dans une perspective positive de renforcer la bonne gouvernance de toutes les institutions publiques ou soutenues par les institutions publiques, n’y-t-il pas là, comme nous y invite le CSA, une réflexion voire une modification du cadre législatif à mener ? Pourriez-vous nous indiquer si vous avez entrepris des démarches pour faire rencontrer cette demande par nos télévisions locales ?

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Economie Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Santé Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
FWB : DéFI répond favorablement à l’invitation à négocier sur la base des “Lignes directrices” du PS et d’Ecolo
FWB DéFI répond favorablement à l'invitation à négocier sur la base des “Lignes directrices” du PS et d’Ecolo
De bourgmestre à député : comment garder le lien avec les citoyens ?
Région bruxelloise De bourgmestre à député : Comment garder le lien avec les citoyens ?
Enseignement : DéFI plaide pour ajouter la maîtrise de la langue française au coeur des missions prioritaires de l’enseignement !
Enseignement DéFI plaide pour ajouter la maîtrise de la langue française au coeur des missions prioritaires de l’enseignement !
DéFI en faveur de l’élargissement du cours d’éducation à la citoyenneté à 2h par semaine
élections 2019 DéFI en faveur de l'élargissement du cours d'éducation à la citoyenneté à 2h par semaine