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Annexe psychiatrique de la prison de Lantin
Les contraintes budgétaires imposées par le ministre Geens menacent les internés et le personnel d'encadrement
Le mercredi 28 février 2018

Ce mercredi 28 février, en commission de la Justice de la Chambre, Olivier Maingain, président de DéFI et député fédéral, a interpellé le ministre de la Justice, Koen Geens sur le sort de l’annexe psychiatrique de la prison de Lantin.

En décembre dernier, le service de psychiatrie de l’hôpital de la Citadelle a décidé de rompre la convention qui le lie à la prison de Lantin. Motif ? Les conditions de travail qui n’en finissent pas de se dégrader. Les psychiatres se disent incapables de soigner correctement les internés, par manque de personnel d’encadrement. « Il n’y aurait plus d’infirmière ni de psychologue pour assurer un suivi global des prises en charge« , pointe le président de DéFI.

En commission de la Justice en date du 3 octobre 2017, Olivier Maingain attirait déjà l’attention du ministre sur la difficulté de prendre correctement en charge les personnes internées à la prison de Lantin

Le ministre Geens avait alors affirmé que « le service psychosocial, le service de soins de santé pénitentiaire, les services d’aide sociale aux justiciables ainsi qu’une équipe mobile travaillent ensemble pour mettre en place une coopération destinée à rendre la prise en charge plus efficiente. Des différentes réunions de travail ont pu émerger, entre autres, des propositions concrètes d’intervention par les trois services d’aide aux justiciables, et une intensification des prises en charge des internés par l’équipe mobile. »

« L’efficacité de faire déplacer systématiquement une équipe mobile à Lantin a-t-elle été comparée avec celle d’un encadrement permanent ?« , interroge Olivier Maingain. « Quelles mesures à court, moyen et long termes avez-vous proposées à la direction de Lantin afin de remédier à cette situation et au manque de médecins psychiatres ? » poursuit-il.

Pour ce qui concerne les psychologues absents, le ministre vient d’apprendre qu’une de ces deux personnes vient de donner sa démission. Une procédure de recrutement pourra bientôt être
relancée afin de la remplacer. « Les psychiatres ont montré leur intérêt pour cette nouvelle fonction mais, à ce stade, il est prématuré de confirmer leur engagement« , informe-t-il.

Olivier Maingain a le sentiment que, pour des situations d’urgence, et Lantin en présente une, l’administration ne fournit pas de réponse structurée et organisée dans des délais prévisibles.

On constate par ailleurs une réelle insuffisance du nombre de membres du personnel affectés à la mission d’accompagner les personnes internées dans des établissements pénitentiaires, de manière générale, et particulièrement à Lantin.

« C’est le manque d’effectifs, dû aux contraintes budgétaires que vous avez imposées unilatéralement à ce secteur de l’accompagnement, qui conduit à la perte de confiance du personnel. une situation intenable qui amènera tôt ou tard, je le crains, d’autres situations encore plus pénibles, plus particulièrement pour les personnes qui doivent être accompagnées sur le plan psychiatrique« , prévient Olivier Maingain.

 

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