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Téléphérique de Namur
“600.000 € par an, c’est le prix à payer pour les Namurois alors que ce mode de transport se veut 100 % touristique par la majorité”
Le vendredi 9 juillet 2021

Initialement, le téléphérique namurois a été construit en 1956 et ouvert le 31 mars 1957. Ce moyen de transport touristique reliait le bas de la Citadelle au Belvédère, le long du flanc mosan de la Citadelle. Il avait été fermé en mars 1997 pour des raisons de sécurité. 

En 2013, la Ville de Namur a entamé une étude de faisabilité visant à déterminer la meilleure localisation pour la construction du nouveau téléphérique. C’est le flanc sambrien de la Citadelle qui a été sélectionné. En octobre 2019, le permis d’urbanisme a été délivré par la Wallonie.

Depuis mai 2021, la liaison entre le centre-ville et la Citadelle est effective et le téléphérique vient renforcer l’attractivité du site et le centre-ville historique. Il enjambe la Sambre et surplombe les remparts de la Citadelle pour se poser 650 mètres plus loin, à un point culminant de 103 m. Un voyage d’environ 3-4 minutes qui transporte les citoyennes et citoyens, suspendus entre ciel et terre.

DéFI Namur ne soutient pas le projet

Malgré l’attrait touristique de ce mode de transport, DéFI Namur n’a jamais été favorable au projet. Loïc Demarteau, conseiller communal et chef de groupe DéFI à Namur, explique : « Ce qu’il a de bien ? Pas grand-chose à notre sens… Premièrement, son coût annuel pèse trop lourdement sur les finances communales (600.000 € par an). Le prix à payer pour les Namurois qui se verront doter d’un outil que la majorité veut à 100% touristique. Les retombées économiques bénéfiques pour les commerces du centre-ville ou la Citadelle sont une des raisons avancées par le Collège Communal. Mais reste à voir, comment ils vont calculer le réel impact bénéfique qu’il aura, n’ayant apparemment pas de certitude quant à l’accès des données de fréquentation du prestataire. De plus, la construction a été subsidiée mais pas les coûts de fonctionnement que la commune a seule à sa charge… »

Un outil de mobilité autant qu’une attraction touristique

Alors que DéFI lutte depuis de nombreuses années pour adapter cette attraction touristique en véritable outil de mobilité pour les Namurois, la majorité semble ouverte à la discussion… Enfin, presque, constate Loïc Demarteau : « Les plages horaires actuelles prévues pour les touristes (de 10h à 17h30) vont être élargies. Il sera possible uniquement en période scolaire et hors week-end de prendre le téléphérique sur ces deux plages horaires « mobilité » : 7h30 à 10h et de 17h30 à 19h. Uniquement en période scolaire et hors week-end bref très peu intéressant pour les travailleurs ! Pour les tickets unitaires pas de changement d’une période à l’autre. Par contre, l’abonnement existant au prix de 32 € n’est utilisable que lors de la plage horaire touriste. Un nouvel abonnement (85 € pour les Namurois et 100 € pour les non-Namurois) a été mis en place pour satisfaire à la demande de mobilité. Il est, lui, utilisable uniquement lors des plages horaires « mobilité ». 

Prenons un exemple, un écolier (avec un horaire classique 8h30-15h30) qui souhaite utiliser le téléphérique comme dépose-minute pour ne pas entrer dans le centre-ville, devra alors se doter des deux abonnements ou attendre 17h pour rentrer. Cette solution de mobilité de la majorité ne tient pas la route même si on salue la différence de prix qui a été instaurée entre résidents et non-résidents de la ville. »Pour DéFI Namur, la majorité aurait dû écouter les mises en garde de l’opposition dès le début de projet afin de réajuster ses demandes au prestataire : « C’est bien de nous écouter maintenant mais le contrat est déjà signé avec le prestataire de services. Il n’y a donc plus beaucoup de marge de manœuvre et c’est une excuse facile pour ne pas trouver de réelle solution » conclut Loïc Demarteau.

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