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Oeufs contaminés
Une agence fédérale belge qui alerte l'étranger avant son ministre ? Pour DéFI, ça ne va pas !
Le jeudi 10 août 2017

Ce mercredi 9 août, c’est durant de nombreuses heures que les parlementaires, parmi lesquels Véronique Caprasse (DéFI), ont interrogé le ministre Ducarme, la ministre De Block et les responsables de l’Afsca. A l’issue des débats, Jonathan Martin, vice-président exécutif de DéFI et porte-parole du parti pour les questions agricoles, se montrait perplexe sur le déroulement des opérations.

 

« J’ai un vrai problème avec la chronologie des événements. Nous apprenons que la Commission européenne a été mise au courant du problème, via le dispositif d’alerte, le 20 Juillet. De son côté, le ministre de l‘Agriculture n’est informé que 4 jours plus tard. Et visiblement, cela ne choque personne… Une agence fédérale belge qui prévient les autres pays d’une contamination sur le territoire national avant son propre ministre, je trouve cela ahurissant ! Et lorsque M. Diricks (Afsca), pour justifier sa communication tardive au ministre, assimile presque l’affaire du Fipronil à une anecdote parmi tant d’autres, je ne peux qu’être interpellé« , explique le vice-président de DéFI.

 

En outre, DéFI n’entend pas lâcher le ministre Borsus. « Nous l’attendons toujours en commission« , peste Jonathan Martin. « Tout le pays est en ébullition et Willy Borsus vaque tranquillement à ses occupations wallonnes. Doit-on en déduire que le nouvel homme fort de Wallonie ne se sent pas concerné, que le sort du secteur avicole et des consommateurs lui importe peu ? Quand on sait que l’origine du problème remonte au moins à novembre 2016, M. Borsus a certainement autant l’obligation de venir s’expliquer que le ministre Ducarme. C’est d’autant plus vrai que Willy Borsus n’a pas bronché lorsque le gouvernement fédéral a choisi de raboter la dotation de l’Afsca, qui n’a d’ailleurs pas manqué de mettre en avant le manque de moyens pour justifier certaines lacunes. Le problème de la responsabilité se pose donc à nouveau« , conclu le numéro 2 de DéFI.

 

Toujours très actif sur le terrain, Jonathan Martin s’est d’ailleurs rendu au poulailler industriel d’André Maljean à Lamouline en province de Luxembourg ce vendredi 11 août.

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