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Egalité des chances
DéFI demande l’extension des compétences d’UNIA aux discriminations linguistiques !
Le jeudi 27 avril 2017

Ce mercredi 26 avril, la secrétaire d’Etat N-VA à l’Égalité des chances, Zuhal Demir, a défendu sa note d’orientation politique en commission Santé à la Chambre.

 

L’occasion pour Véronique Caprasse, députée fédérale DéFI, d’interpeller madame Demir sur ses intentions quant à l’avenir d’UNIA, un organe interfédéral précieux dans la lutte contre les discriminations mais dont le travail a été souvent et vivement critiqué par la N-VA.

 

Comme le soulève Véronique Caprasse, “bien que les discriminations directes sur la base de la langue aient été qualifiées d’illégales par les lois anti-discrimination de 2007, la discrimination fondée sur la langue est la seule cause de discrimination dont Unia ne peut se saisir, ce qui arrange incontestablement les nationalistes flamands.”

 

Il en découle une discrimination parmi les discriminations que dénoncent les Francophones de Flandre, mais également les Néerlandophones de Bruxelles, la communauté germanophone de Belgique et la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) du Conseil de l’Europe. Quant à Unia, l’organisation s’est déjà déclarée – et à plusieurs reprises – prête à élargir ses compétences aux discriminations basées sur la langue.

 

C’est dans ce contexte que le rapport officiel d’évaluation des lois anti-discrimination est toujours attendu, et ce en raison du refus du cabinet Demir de prendre en charge sa traduction.

 

Une situation qui retarde de manière inacceptable les travaux relatifs au renforcement d’UNIA dans sa lutte contre les discriminations et qui a poussé Véronique Caprasse à interpeller la secrétaire d’Etat sur sa volonté de rendre UNIA compétent pour tout type de discriminations, en ce compris celles basées sur la langue.

 

N’ayant obtenu que des rires moqueurs en guise de réponse, Véronique Caprasse conclut : “Madame Demir refuse de répondre. C’est regrettable car ma recommandation s’inscrit dans votre objectif de faire d’UNIA une institution à laquelle toute personne victime de discrimination, quel qu’en soit le motif, puisse s’adresser. Compte tenu de l’absence réelle de volonté politique en ce sens, je tiens à vous annoncer qu’au contraire du gouvernement De Wever/Michel, Olivier Maingain et moi-même prenons nos responsabilités et déposons dès aujourd’hui une proposition de loi spécifiant qu’Unia peut lutter contre les discriminations fondées sur la langue. Aucune raison juridique valable ne permet de justifier pourquoi la victime d’une discrimination linguistique doit être livrée à elle-même ! »

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